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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 08:59

3x8

L'homme porte une enclume sur la tête
Il passe là bas sur le Pont au Change
Il a l'oeil des 3x8
Et son regard se tient en déséquilibre
entre son col et ses boutons de
manchette
Un homme passe là bas
Se rendant à son travail

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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 18:45

huitH

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 23:20

Il avance

et franchit l'étui de la plaine

passager de la rue
Il traverse et découpe l'artère
sectaire aux murs et non aux êtres

Il lance l'appel d'un verbe qui croasse
là où la femme n'a d'enfant
que chien de sève
Il glisse un air de révolte
le chant des dissonances
Au parcours des défigurés oú
les yeux s'évitent
au torrent de la rue où
les corps sont toxiques
Il réinvente la pureté
du regard
sans fard ni arme
puis d'une seule main
guérit.l'irradleux
plus tard
épuisé
sous l'oeil des reporters
Il s'immole
et meurt brûlé par la mer
aimant publique
palace
un pignon de voix

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 23:18

La terre était déserte depuis des millénaires»
Seul,restait en lice sous le soleil, Jean et Charles.
Mais Jean sans vergogne
disait sa haine de Charles
et Charles sans retenue
disait sa haine de Jean
Ils s'effleuraient sans se voir
et ne s'adressaient la parole
que pour des questions bégnines;
d'heure, de saison ou de mauvais temps»
leur porte était fermée
et leurs murs froids comme le silence.
Là-bas.était la mer ....

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 23:10

Dans le halo du sommeil
dans la poitrine chien de fuail
dana l'heure réverbératrice
du parler franc et calme
la mer est ane idole
dans le chant orchestre ventral
dans nos vagins brûlants
lampes témoins
algues et soies
dans l'orgasme jaillissant cantique de nuit
quand le ventre est toute vibration
toute émotion
le courant est marin

là où passe le serre gorge
dans la glissière du mot phare
dans le souffle du corps
crâne romain qui marche dans la vie
cerveau croate baigné de lumière
la vague est résonance

dans la chute glacée vivante de la source
dans le déhanchement des vents neiges et orages
quand le bleu immense la vue
la caresse est saline
la mer est une idole
boitant le jour
affleurante la nuit

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 22:30

 

À Hurlehors

Ville étrange

Toute d'acier trempée

On trouve encore entre les douves

des fleurs

Embuscades souriantes

Ah elles sont bien cachées

Si peu flétries à l'abri des tourelles

À hurlehors ville étrange

Prison comme citadelle mais légère

comme tôle

On trouve encore de tristes poètes

qui chantent l'ombre des fleurs

Personne ne les écoute

d'ailleurs à Hurlehors

Ville étrange

Toute heurtée angulairement

Toute froissée par la rouille

On entrouvre une porte

alors montent frémissements

Voix chaudes

enfants rieurs

avant de plonger dans les recoins

Hurlehors ville etrange

Toute tordue de l'horizon

Hurlehors plus qu'une façade

Hurlehors un drôle de rêve

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 07:29

pipeline

Il est l'heure
j'allume une cigarette

et hume les steppes de l'écritures hurlante
dehors
des hyènes de pluie fine
au fond du ciel
une gerbe de soleil couchant
sous la dictée
les machines impriment
dactylotent
transposent les lumières
derrière les vitres
des milliers de volcans d'yeux
vivants éteints
les rues se lardent de cicatrices ambulantes
et
dans le sonore fond
on entend les sirènes de trains blindés sans fin

 

on parle pour nous
dans l'haleine des médias
dans l'Image versatile qui nous dégueule
nous inondant du meurtre quotidien
du flot démesuré
alors
fort de ma sensibilité d'homme tout le monde
ainsi que réceptif

en toutes choses
en toutes agressions
en toutes déchirures
je formule
j'invoque
je propose
ce qui me reste

 

je traverse la ville
et la violence de son chant
agressif à l'échappement
chant neutre
qui givre l'apparence de la rue
chant amétiste du bar de nuit
chant des contrastes
et la sonde du fric en poche qui percute la vie
la ville est un chant noir
un chant mural
magnifique sourdine
qui s'arme dans ma poitrine

 

et pourtant
avançant parmi les crassiers de chair
les êtres en pullules dans la rue
il était parti
avec cette idée derrière la nuque
"rencontrer et aimer"

 

Entre deux journeaux
de grandes enjambées
à tirage illimité
sur la tête des populations
des voix d'hommes
parlent football football
et leur femme les haïssent quelquefois

 

pour aller du vert de ma toile
au bleu de non travail
j'emprunte la rue noire
et ce matin
un rouge gorge en complet gris
est allongé sur la chaussée
on dit que c'est un bas de femme
qui lui a fait le cou

 

la rue est circulaire de poison
sur l'atoll noir
d'hommes en joues creuses
jusqu'aux hommes OS
jusqu'aux bedonnants joufflus
la rue est circulaire d'hommes
les flics arbitraires
les vieilles femmes du jour le jour
les gros lards et les petits d'hommes
jusqu'aux chiens savants
traînant leur savate et leur tuteur
ce que la vie a fait des hommes
peaux d'écaillea
têtes pommeaux astre
pas balsable
loin d'une pratique quotidienne
de leur sexe poisson chat
visages craquelés par le travail
par l'éclatement du nerf
visages médias brisés par les grandes bouffes
mutants cancéreux
visages tirés par l'alcool
la fatigue
ventres gonflés
ce que la grande machinerie a fait des hommes

 

je m'étale au pieu
après quolibets cigarettes
invocations et vanités
amer danseur et voyageur de fortune
sur le trans-quotidlen
j'ai chevauché d'interminables comptoirs
dans le fémur des draps
me reste
le souvenir d'une profonde solitude

 

c'est toute ma mémoire
toute ma nuit
que je rencontre en pleine rue
au croisement des regards
la voix se déforme
ma poitrine halète d'un enfant sourd
je tente de m'assurer
an visage passable
une gueule de métro au minimum
au bistrot
comme je voudrais lui dire
d'ailleurs qu'est-ce que je dirais?
ma cigarette s'affirme en un tic-tac
affreux sur le cendrier

 

au matin bouffi
l'ampleur électrique te déconnecte du sommeil
dans la lumière branlante du néon
tu émigres du nu au pantalon
du givre de la nuit
à quelque chose de construit
et
de bien présenté sous le jour nouveau
un peu monotone
dans ta tête se balance l'horaire et son écho
l'horaire et son écho

 

pantin
je ne suis que pantin
je givre d'heures en heures
sur mon lieu de travail
les relations dans l'entreprise sont bonnes
-sans plus-
Inhumalnes peut-être
je ne suis qu'un tronc
je ne suis qu/une présence
un discours osseux
sans éclat
Il est midi
j'arrache les murs en sourdine
je cours au retour des camarades

 

 

je suis sur la blankfurt avenue
de la ville de Mulhouse France
devant un verre de bière brune
bien allemande
face à ma plume synthétique
un bout de papier s'emmerde
dans sa virginité
et dans la cicatrice dé ce type
au doigt fraîchement coupé
il y a mille souvenirs
de naissance et
de billard feutré

 

fin de la semaine
j'emprunte le tronc commun du samedi soir
une salla de spectacle
doucement pressurisée conditionnée
fauteuils salubres de moleskine
où remplacer un cul par un autre cul
à son tour remplacé
voyants lumineux                  sortie

 

cinema


ne pas gêner son voisin
par des manifestations intempestives

 

été de la cité
une grande fête
et la sueur se chiffre sur les murs

un bonheur
oiseau à la pointe
surgit des épaves du stress
puis oscille
entre joie et marasme
seul parmi la foule
j'hérite de visages en plein coeur
je fume nolres sur noires
crosses sur crosses
nerveux
jusqu'à la bière
j'ai hâte de corps et de voix
mais je me tais parmi la foule
comme le reptile rampant sur la nuit
tantôt me haïssant de l'intérieur
tantôt ouvert
une ampoule sur le ventre

 

dans la rue translucide
réverbère aux êtres et aux rencontres
aussi errance
néant et fièvre noire
au bar
sur la place
où je respire la crinière des uns
le silence des autres
je dis
organiste de mon cri
combien il est facile d'atteindre
la plus haute des solitudes

 

Dans une solitude
que la foule ou l'uniforme ne sécurisent pas
une angoisse de fond adhère à la vie
peu à peu
l'immonde page des faits divers
porte la vague à hauteur de bouche
féconde le son des voix
en un grincement violent d'ongles sur la pierre
on ne se déplace plus qu'à certaines heuree
un couteau au fond de le gorge
ou on se terre
la probabilité d'une rencontre heureuse
au kilomètre carré
diminue

 

passager de la rue
Il traverse
et découpe l'artère
sectaire aux murs et non aux êtres
il lance l'appel d'un verbe qui croasse
là où la femme n'a d'enfant
que chien de sève
il glisse un air de révolte
le chant des dissonances
au parcours des défigurés où
les yeux s'évitent
au torrent de la rue où
les corps sont toxiques
il réinvente la pureté
du regard
sans fard ni arme
puis d'une seule main
guérit.l'irradieux
plus tard
épuisé
sous l'oeil des reportera
Il s'immole
et meurt brûlé par la mer
aimant publique
palace
un pignon de voix

 

il est d'une grande solitude
et son histoire est caduque
histoire d'une
de deux
de tant de jetée
d'êtres concassés
il est issu d'un déluge
nocturne et périodique
qui lui passe sur le corps
l'arrache à cette porcelaine froide
qui sied en nous
il se réveille au solr tendre
sur une plage élaguée ouverte
des oiseaux au fond des yeux
lea os retournés jusqu'à la moëlle
à vif il résonne
l'émergence d'un commun appel
amarre à sa page
arcades et laminoirs
le voilà actif/opérationnel
de retour sur sa carte
il rêve à quelques grands destins
qu'il ne vivra pas
de grands destins
qui s'étranglent sur sa colonne
quand il tire la chasse d'aventure

 

je suis d'une fresque et d'une seule
celle artérielle et
propre da moi-mêrne
là où en compassion
en tension
en succion
ou sans caution
je cerne toute l'image du monde
toute ma vision

 

des présences pipes lines t'entraînent
de pierres en sinus
des formes en incombent
au respect
à la résignation
et tu voudrais te bien côter à l'azur
prendre les ailes
mais le néon vlbratile
étend la pâleur de ses cils

1977

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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 01:00

je cherche le chant ventral
                  le chant orgue de mon corps
je traverse la forêt
j'écoute le ohant éolien de l'animal
              le chant tripal de l'éoorce et de la flore
un chant d'ordinateurs vivants

 

j'écoute les sifflets
             les stridences vocales
                                                 de 1'oiseau jour
             du rapace et de la proie

 

la forêt est un chant alternatif
             de haut voltage dans ma poitrine

 

je cherche le chant ventral
                  le chant vital
                  le chant orgue de mon corps

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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 22:41

je suis sur la blankfurt avenue
de la ville de Mulhouse France
devant un verre de bière brune
bien allemande
face à ma plume synthétique
un bout de papier s'emmerde
dans sa virginité
et dans la cicatrice dé ce type
au doigt fraîchement coupé
il y a mille souvenirs
de naissance et
de billard feutré

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  • : L'Emporte-Texte
  • : Ce blog animé par Christophe Tournier, auteur du manuel d'impro, est consacré à la poésie écrite à l'emporte-pièce, à l'écriture improvisée, au miracle de la langue sur le bout de la langue, à l'amour des mots... Il s'intéresse au processus d'écriture et de création, aux mots scandés. L'improvisation est son credo. Il se veut laboratoire d'oralité pour son auteur et atelier d'écriture. Exercices de scansion et de déclamation, premiers jets, polissages et écriture classique.
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