Ce blog animé par Christophe Tournier, auteur du manuel d'impro, est consacré à la poésie écrite à l'emporte-pièce, à l'écriture improvisée, au miracle de la langue sur le bout de la langue, à l'amour des mots... Il s'intéresse au processus d'écriture et de création, aux mots scandés. L'improvisation est son credo. Il se veut laboratoire d'oralité pour son auteur et atelier d'écriture. Exercices de scansion et de déclamation, premiers jets, polissages et écriture classique.
Il attendait sans doute que sa malicieuse Peugeot se joue des contrôles techniques, mais sa carcasse venait de s'affaisser sans rémission sur un dos d'âne : résultat de la créativité d'un maire ayant devancé les soupçons de n'en pas faire assez pour sauver...
Lire la suiteCette avarice pointilleuse, il la tenait de son père Charles Emmanuel Hoblot, fils de pied noir qui comme beaucoup de ses congénères avait quitté l'Algérie par un petit matin sec pour ne plus jamais y revenir, même pas en rêve. Le père de Charles, Eugène...
Lire la suiteIl s'était attaché à l'entrepôt. Son abandon hâtif par les ouvriers l'avait rendu brutalement au silence. Le moindre frémissement, les pas furtifs, acquéraient une dimension inhabituelle, bousculant la hiérarchie des événements anodins. Idil se plaisait...
Lire la suiteFrastic, le rebelle vibrant, doté d'une cravate galbée d'une fausse pince et marinée de vagues s'écoulant en sens inverse des panygériques classiques que la gente commerciale se plaît à arborer, s'adresse solennellement aux Balvisiens. À sa droite, on...
Lire la suiteBeniel voulait démarrer son mandat en fanfare et de faire de cette fanfare l'empreinte de son mandat. Il réunit sa « dream team ». Lorsque l'on est à l'avant-garde de la majorité silencieuse, il faut savoir devancer son appel et « cap maintenir » - formule...
Lire la suiteDans une combe discrète du cimetière de Balvise, s'épanouit la tombe d'Amil Bastahan, un lointain pataphysicien qui aurait promu païennement la multiplication des petits pains. Les citoyens occultes de la cité recouvrent sa tombe de fleurs. Beniel, ce...
Lire la suiteDans le temps, les marins amarraient les bateaux au goître de Saint-Jacques. C'était une statue taillée dans la masse qui semblait célébrer tout le pathétique de l'humanité. Pieds de chèvre et cuisses épaisses, ventre rebondi au nombril protubérant, nez...
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